Rurouni Kenshin

Parlons Japon.

Il y a plusieurs semaines, je vous ai parlé de films prenant pour sujet l’histoire d’un manga : « Rurouni Kenshin » (« Kenshin le vagabond », en français) de Nobuhiro Watsuki.

kenshin manga glénat

Ce manga raconte l’histoire d’un homme qui oeuvra pour l’instauration de l’ère Meiji qui débuta en 1868.
Cette date est très importante dans l’Histoire du Japon. Elle symbolise la fin de la politique d’isolement mise en place 250 ans auparavant par le shogun Tokugawa Iemitsu.
C’est aussi la fin d’un système féodal très codifié et surtout très oppressant envers la majorité de la population. Mais ces changements radicaux ne se sont pas fait en un jour et sans dégats.

Watsuki s’empare de cette période de grands troubles pour mettre en avant les différents acteurs de l’ombre, en l’occurrence les assassins. Certains ont réellement existé, d’autres sont des inventions, le tout romancé autour d’un seul personnage imaginaire : Kenshin Himura ou Battosaï l’assassin.

L’histoire se passe exactement 10 ans après le début de l’ère Meiji. Nous retrouvons Kenshin qui est alors un vagabond (rurouni) errant de ville en ville. A Tokyo, il apprend que quelqu’un utilise son légendaire nom d’assassin. Lui qui ne tue plus depuis 10 ans, il veut comprendre qui est celui qui tue en son nom.

On comprend vite que l’essence du personnage, de l’histoire qui va suivre, prend racine dans son choix de ne plus tuer même si son voeux est très souvent mis à rude épreuve. Comment cet homme à la joue balafrée d’une croix en est arrivé là ? Comment se fait-il qu’il utilise un sabre à lame inversé pour rester dans sa vérité ?

Tout au long des 28 tomes du manga, nous apprendrons le pourquoi, du comment de ce choix. Nous apprendrons aussi comment ce gentil et noble vagabond fut un terrible assassin semant le chaos sur son passage.


LE MANGA

Ce manga est sorti en 1994 au Japon pour se terminer en 2000. En France, il faut attendre 1998 pour le voir enfin traduit chez Glénat. Il est l’un des tout premier manga inédit qui fut traduit en français.

Jusque là, les manga qui arrivent en France sont ceux dont les animés sont déjà connus. Le risque est peu élevé pour les éditeurs. Mais cette manne se tarie vite, il faut penser à proposer autre chose. Débute alors la recherche de titres forts qui pourraient intéresser le public français de plus en plus friand de nouveautés.

Personnellement, c’est le tout premier manga inédit que j’ai acheté. Ce fut un véritable choc de découvrir des personnages, des histoires totalement nouvelles. Forcément, je suis vite devenue accro.

Le personnage de Kenshin est tout de suite attachant. Et puis découvrir l’Histoire du Japon dans ce format est un délice sans nom.
Je dois dire que « Kenshin » reste l’un de mes manga préférés. Je l’adore. J’ai été très triste quand l’histoire s’est terminé en 2003 chez nous. Cependant elle a le mérite d’être magnifique. Avec Kenshin et ses compagnons j’ai vécu des moments absolument sublimes. Mes émotions ont été mises à rude épreuve.
Aujourd’hui je le dis simplement : « Kenshin, le vagabond » est un classique !

L’auteur a repris l’histoire en 2012 lors de la sortie du premier film live. Il nous raconte en deux tomes une histoire alternative. Glénat en a proposé une traduction pour le marché français.

En 2016, il donne une suite à son histoire. Ces nouveaux chapitres sont encore en cours à l’heure où j’écris ces lignes. Aucune traduction française prévue…


LES ADAPTATIONS ANIMEES

Dans les années 2000, j’ai aussi la chance de regarder les sublimes OAV (Original animation video). Attention aux coeurs fragiles, comme le mien. La tristesse est à son comble. Votre coeur est transpercé par la lame de Battosaï. La dernière OAV est même restée dans ma mémoire comme un traumatisme.
Visuellement par mis ce que j’ai vu de mieux.

Il existe aussi une série télé de 95 épisodes qui n’est jamais arrivée à la télé chez nous. Dommage. J’avoue n’avoir vu que quelques épisodes. Il faut dire qu’après avoir vu les OAV, visuellement, vous ne pouvez qu’être déçu… Même si certains visuels sont magnifiques.
Et puis, à l’époque, je n’étais plus trop série dans ce genre. Par contre, je pense que cela aurait bien plu à beaucoup d’enfants ! Reste les DVD.

Des films d’animation pour le cinéma ont vu le jour mais je ne les ai jamais vu. Ils sont au nombre de deux.
Je compte bien rattraper ce retard !


LES FILMS

En 2011, le réalisateur Keishi Ôtomo décide de donner vie à « Kenshin » sur grand écran.
L’adaptation en live de manga est toujours un pari risqué même quand on est japonais. Beaucoup s’y sont essayés et ont perdu… Ôtomo, lui, a gagné haut la main son pari. Son « Rurouni Kenshin » est une pépite.
Pour tous les amoureux de Kenshin, ce film est une réussite totale. Il permet de voir en chair et en os notre héros préféré, et il permet à une nouvelle génération de le découvrir.

En 2014, Ôtomo poursuit son adaptation de l’univers de Kenshin en proposant en deux parties le cycle « Shishio » : « Kenshin Inferno » et « Kenshin la fin de la légende ».
Le personnage de Makoto Shishio est le méchant emblématique du manga. Une nouvelle fois le pari est gagné. Les deux films cartonnent au box-office japonais.

En 2020, sont attendus les deux derniers opus signés Ôtomo : « The final » et « The beginning ». Mais en raison de la pandémie mondiale, il faut attendre mai et juin 2021 pour voir enfin comment les derniers chapitres du manga sont adaptés.
Inutile de vous dire que je suis plus qu’impatiente de pouvoir enfin les regarder.
Je sais qu’ils sont dispo sur la plate forme Netflix ou du moins le premier. Malheureusement, ils ne sont qu’en français… une hérésie pour moi ! Je vais donc attendre encore un peu.


J’espère avoir su vous faire découvrir « Kenshin, le vagabond ». Je reviendrai dans d’autres posts sur différents points le concernant. Cette histoire est trop foisonnante pour vous la proposer en un seul article 😉 .

Que pensez-vous de Kenshin ?

5 commentaires

  1. Comme tu le sais, c’est un manga que j’ai très envie de lire. À la fois pour le cadre historique que tu resitue très bien, mais aussi pour le manga en lui-même et pour son impact dans l’industrie.
    La très belle édition de Glenat me fait de l’oeil !

    • Je vais essayer d’en parler un peu plus dans un prochain post 🙂 .
      Et OUI, tu te dois de le lire !!!! C’est absolument génial. La perfect édition est très belle.
      D’ailleurs je vais commencer à le relire parce que j’ai envie de voir le regard que je pose dessus aujourd’hui.

  2. Ah Kenshin, le grand amour de ma meilleure amie. J’avais commencé il y a 10 ans mais comme je n’avais pas les moyens de me payer les manga, je lisais en scan (comme les Samurai Deeper Kyo) mais lire en scan me gonfle du coup j’ai pas continué alors que je kiffais déjà (Sanosuke ♥).
    J’envisage de les prendre en occasion d’ailleurs :).
    Je l’ai découvert via son animé qui était diffusé au Portugal mais comme je ne pigeais rien :/

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