Où sont les femmes ?

Les femmes, elles sont partout, pourtant elles semblent terriblement invisibles. Moitié de la population mondiale, leur voix ne compte pas ou presque.
Si dans nos sociétés occidentales, elle se font entendre depuis environ un siècle, ce n’est pas le cas dans beaucoup trop d’endroits dans le Monde.

Le 8 mars prochain, comme chaque année, c’est la journée non pas de la femme mais des droits des femmes.

Pourquoi je vous parle tout à coup de cela ? Et bien parce que c’est un sujet qui me passionne. Forcément en tant que femme je suis plus que concerné par le sujet mais cela va au-delà de ma condition.

Depuis toute petite j’ai eu la chance de grandir dans un environnement où mes aînées m’ont fait prendre conscience de la chance que j’avais de naître femme aujourd’hui (sous Giscard) et non hier.
J’ai su très tôt que ce que j’avais droit de faire, de dire, et bien ma mère et encore moins ma grand-mère n’avait pas eu ses droits dès leur départ dans la vie. Beaucoup de femmes ont dû se battre pour acquérir cela.
S’il y a bien une phrase que j’ai entendu toute ma vie d’enfant et de jeune fille c’est : « sois indépendante ! ». Pour cela l’école était un sésame. Y avoir accès sans entrave dû à mon genre était quelque chose de très important pour mes aînées.

Et je suis restée comme tant d’autres sur ces acquis extrêmement important de la pilule, de l’avortement, de l’inscription dans la loi de l’égalité des sexes mais, mais (il y a toujours un mais !), le réel changement de société n’a pas vraiment eu lieu.

Aujourd’hui la quarantaine entamée, je me rends bien compte que le chemin est encore très long parce qu’en tant que femme, la société me regarde, me juge différemment d’un homme. Et comme une enfant, je répète en boucle : « pourquoi ? », cherchant à comprendre la raison de cela.

Aujourd’hui, je réalise que la loi ne suffit pas. Elle est primordiale dans la prise de conscience collective mais si aucun travail au corps n’est fait, cela ne fonctionne pas. Ce sont les comportements qu’il faut secouer parce que depuis 40 ans ils fluctuent trop lentement.

Et c’est ça que j’adore aujourd’hui : les femmes osent bousculer la société pour qu’enfin les mentalités changent réellement.

Elles ont trouvé un outil incroyable : internet. Grâce à la toile, leur voix s’entendent. Pour la première fois, les hommes ne peuvent plus être des intermédiaires dans la parole des femmes. Elles sont sur un pied d’égalité, leur voix n’est plus sanctionnée à cause de leur genre.

Durant ce mois de mars, je vais mettre l’accent sur cette voix féminine. Je vais m’exprimer avec le prisme féminin. La révolution commence avec les mots.
Je ne vais pas faire de militantisme, ce n’est pas moi. Je vais juste vous raconter comment de façon inconsciente la société élève les petites filles en leur imposant un regard masculin sur le monde.

Je vais tout simplement vous raconter ma vie.

 

2 commentaires

  1. Merci pour ce bel article. Le droit des femmes est régulièrement bafoué ou remis en question (comme le droit à l’avortement pour ne citer que cela) alors que des générations entières se sont battues pour ces droits. On ne devrait pas avoir à se battre pour maintenir ces acquis.

    • Oui les libertés acquises ne devraient pas être remises en cause. Malheureusement il y a toujours des esprits chagrin qui préfèrent un retour en arrière… nostalgique d’une certaine idée qui dit : « c’était mieux avant ». Moi je les considère comme des imbéciles parce qu’ils ne comprennent pas que ces libertés leur apportent énormément. Mais bon je ne vais changer le monde en un tour de baguette magique mais en plusieurs peut-être 😀

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