Playboy et Marilyn

Hugh Hefner nous a quitté récemment. Avec lui c’est tout un pan de la culture pop qui s’en va. Apprécié ou pas, il est indéniable qu’il a marqué le tournant social et culturel de la deuxième moitié du XX ème siècle.
(Hugh Hefner leaved us few weeks ago. With him, it’s a part of pop culture which leaved us. Appreciate or not, Hefner changed the social and cultural life of the second part of the 20th century).

Il crée en 1953 un magazine pour hommes : Playboy. A l’époque, ce n’est pas foncièrement une nouveauté. Des magazines avec des femmes légèrement vêtues voir pas du tout, il en existe une ribambelle. (In 1953, he created a new men’s magazine : Playboy. It’s not new because many men’s magazines exist in this fifties).
La seconde guerre mondiale a popularisé ce genre de publications avec l’avènement de la pin-up girl. A la fin de la guerre, les pin-up ne sont plus de simple dessin, elles deviennent réelles. (The second world war popularized this kind of magazines with the famous pin-up girls. In the end of this war, the pin-up is not only a draw, she’s a real girl in picture).
(Allez faire un tour sur ce site qui propose les couvertures de très nombreux titres : « Classic Mens magazine Covers »). (If you want to see many covers of men’s magazines from this era go to : « « Classic Mens magazine Covers »).

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La révolution de Playboy vient de sa page centrale : la playmate. Sur une double page, en couleurs, une femme ne cache rien de son physique. (The Playboy revolution come from a central double page : the playmate. You can see in colors a nude woman).

Mais avouons-le sans détour, son coup de génie vient de la couverture de son tout premier numéro : Marilyn Monroe. (But we have to say, the genius of Hefner and his magazine come from his first issue with Marilyn Monroe).
Lorsqu’il sort en décembre 1953 ce numéro un de Playboy, Marilyn est devenue la Star d’Hollywood. Quelques mois auparavant le scandale du calendrier a donné un côté sulfureux à la nouvelle star. Alors encore starlette, un journaliste semble reconnaître la star montante d’Hollywood sur la page d’un calendrier très dénudé. Il a raison. Cette jeune femme allongée sur un fond rouge est bien Marilyn Monroe. Au lieu de réfuter, elle reconnaît que c’est bien elle. Effectivement, elle a posé nue mais c’était pour manger. Le pardon lui est accordé. Sa carrière n’en prendra pas ombrage. (In december 1953 when this first issue is on the stand, Marilyn is the new Star of Hollywood. Few months before, a journalist seems recognize her on a nude calendar. He’s right. This young girl on this velvet red background is Marilyn Monroe. And she says : yes it’s me ! But she made this sitting because she had nothing to eat. People were convinced. She can continue her career).
Hugh Hefner, lui, a senti l’opportunité qui lui était donné. Il rachète les clichés pour les utiliser dans son futur projet : Playboy. Il comprend très vite que cette jeune femme est en avance sur son temps. Elle n’a pas peur de son corps, elle l’exhibe même. Le sexe pour elle est naturel, il ne faut pas en avoir honte. Très choquant dans l’Amérique puritaine des années 50, non ? C’est tout à fait ce qu’Hefner veut. (Hugh Hefner saw in this girl the opportunity for him to make money. He bought the photos of the calendar and used them for his new plan : Playboy. Hefner have enough of this puritanism and Marilyn is the perfect girl to say stop. She has no problem with her body, with sex).

playboy number1

Et voilà la succes story lancée.
L’amour d’Hefner pour Marilyn Monroe ne se démentira jamais au cours des décennies qui suivront. Elle restera toujours la première dans son coeur. D’ailleurs n’est-il pas évident que les blondes de Playboy sont quelque part toutes des clones de Marilyn ? Hefner a fantasmé Marilyn au point de vouloir la répliquer. Pourtant, jamais il ne sera vulgaire envers elle. J’ai pour ma part toujours ressenti un profond respect envers la star dans les divers articles accordés à Marilyn dans les nombreux numéros de Playboy alors que ce n’était pas franchement le cas dans de nombreuses revues non sexuellement explicites ! D’une certaine façon il a veillé au respect envers la star.
(The success story of Playboy begins. The love of Hefner for Marilyn Monroe will stay always the same. She’ll stay the number one in his heart. What do you think about all this blondes playmate ? Marilyn repliqua, isn’t it ? Hefner fantasm about Marilyn. But always with many respect. When I read an article in Playboy about Marilyn I see the respect more than in other magazine which are not sex magazines !).

Marilyn n’a jamais posé pour Playboy pourtant récemment nous avons appris qu’elle aurait pu le faire en 1962. Laurence Schiller, jeune photographe qui immortalisa avec deux autres photographes la scène de la piscine dans le film « Something’s got to give » négociait avec Marilyn pour Playboy. Elle était apparemment intéressée par le projet. L’aurait-elle mené à bien ? Elle est la seule à détenir la réponse…
(Marilyn never made sessions for Playboy but we’ve learned by Laurence Schiller, one of the three photographers on the set of « Something’s got to give » when Marilyn was nude in the swimming pool, he tried to conclude a deal between the star and the sexy magazine. Marilyn seemed to be interested by the plan. Did she did it ? She’s the only one who can give an answer…).

Playboy devint une institution à partir des années 60. La liberté sexuelle qui explose durant cette décennie va changer la société. Playboy est alors au centre de cette révolution. Pourtant même si Hefner s’en est défendu, son magazine a gardé dans l’esprit commun cette vision de la femme objet et soumise. La libération sexuelle n’est pas tout à fait égalitaire. (In the sixties, Playboy began to be an institution. The sexual liberation explodes and it’s going to change the society. Playboy is in the center of this revolution. Yet even Hefner said others things, his magazine kept in the minds that women are there only for men’s pleasure. This sexual liberation is not really for everybody).
Jusqu’aux années 2000, Playboy reste dans la course mais internet commence à avoir raison de lui. Aujourd’hui avec la mort de son créateur, le magazine appartient plus au passé qu’à l’avenir. (Until the 2000s, Playboy stays the master of sex but with internet everything change. Now with the death of his creator, the magazine belongs to the past more than to the future).

On retiendra un magazine bousculant les conventions devenu une véritable institution influençant la société dans sa globalité. Qui ne connaît pas les bunnies ou tout simplement le symbole de ce magazine ? Qui n’a jamais entendu parlé de la playmate ? Qui n’a jamais déplié cette page centrale ? Homme, femme, nous l’avons tous fait.
(Playboy will stay in the memories. Who don’t know the bunnies or this rabbit’s head ? Who never heard about the playmate ? Who never watched the central double page ? Man or woman, we all made it).

Pour les fans de Marilyn, il y a en plus cette historie d’amour entre un magazine et son premier modèle. Sûr de trouver sur la planète un numéro avec une couverture sur Marilyn pour chaque commémoration de la mort de l’actrice. (For the Marilyn’s fans, there is more : a love story between a magazine and his first model. For each commemoration of the death of the star, sure you can find on earth a Playboy cover with her).
Je vous propose les numéros que je possède. Les plus nombreux datent de 2012 venant du Mexique, du Vénézuela, d’Argentine, d’Italie, des Etats-Unis ! Le playboy français avec la photo de Greene date de 1997, celui du 45ème anniversaire date de 1999.
(I offer you all the covers I have of Playboy with Marilyn. Many of them are from 2012 come from Mexico, Venezuela, Argentina, Italy and USA ! The french playboy with the Greene photo is from 1997 and the one of the 45th anniversary, 1999).

playboy mm covers mine

En 2014, une énorme surprise a eu l’effet d’une bombe : le premier numéro a été réédité. (In 2014, a wonderful surprise : the number one is reissued).

playboy 1st issue réédition 2014

Et puis il y a tous ceux que je n’ai pas mais que peut-être certains d’entre vous possèdent. Et bien évidemment cette liste n’est pas exhaustive. (And there is all the covers I don’t own. But maybe one of you have them. This list is not exhaustive).

playboy mm covers divers

Pour finir, je passe à l’autre blonde de ma vie : Madonna. (To conclude, I’d like to talk about the other blonde of my life : Madonna).
Malgré le désir d’Hefner, Madonna ne posa jamais dans Playboy. Pourtant vu la liberté sexuelle qu’elle a clairement affichée depuis le début de sa carrière, on pourrait en être étonnée. Mais Madonna a toujours eu ce sens inné de vouloir contrôler son image et de décider par elle-même ce qu’elle allait montrer ou pas. Elle finira par tout nous montrer et mettre au placard Playboy en sortant le livre « SEX » en octobre 1992. Jamais auparavant une star se mit à nue de cette façon. Elle n’a pas eu besoin de s’afficher dans un magazine pour hommes pour le faire. Avec Madonna, la femme n’a plus besoin de s’exposer en objet de désir masculin, elle assume son propre désir. Une sacrée claque pour Playboy ! (Despite the desire of Hefner, Madonna never made a session for Playboy. Strange because she’s got a sexual liberty and she talk about it. But Madonna wants to keep control on her image and decide what she wants to show. And she shows us everything with her book « SEX » in october 1992. Playboy is out. It was the first time a star made that. She don’t need a men’s magazine to do it. With Madonna, women aren’t anymore a sexual object for men, they say what they want for their own desir).
Elle fera tout de même la une du célèbre magazine de charme en 1985 parce que comme tant d’autres avant elle, elle dû poser nue pour pouvoir manger… Devenue célèbre les nombreux clichés furent vendues au plus offrant. (She made in 1985 the cover of Playboy only because she became famous and the nude photos whe made to eat like so many women, were sale).
Ironiquement cette couverture est l’emblème même de cette maîtrise de son corps. Son arrogance sur ce magnifique cliché promotionnel de « Recherche Susan désespérément » pris par Herb Ritts est plus que manifeste. Elle semble dire : « je vous emmerde ». J’adore !
(The cover is very ironic for me. Because on this gorgeous photo made by Herb Ritts for « Deseperatly seeking susan », she seemed to say : « Fuck you ». I love !).

1985 sept playboy

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