Marilyn, Julien’s Auctions et Moi

En novembre 2016 a eu lieu à Los Angeles chez Julien’s Auctions la plus impressionnante vente aux enchères consacrée à Marilyn Monroe depuis celle de Christie’s en 1999.
En toute bonne fan et collectionneuse que je suis, j’ai avidement suivi cette vente et surtout les lots qui étaient présentés. Comme beaucoup je me suis régalée à voir tous les objets, vêtements, papiers et surtout photos mis en vente.

marilyn-monroe-auction-sweepstakesBien évidemment, les prix des pièces absolument divines comme celles appartenant à la collection de David Gainsborough Roberts vous fait dire : « même pas en rêve.. ». Pourtant d’autres semblent vraiment accessible. Il y avait par exemple cette enveloppe dont le prix de départ était de 50 dollars. Wouah ! Même moi je pourrai potentiellement l’avoir.

enveloppeLe catalogue en ligne est apparu environ un mois avant le début de la vente qui devait se dérouler sur trois jours. J’ai commencé à m’intéresser aux différents lots, puis je me suis intéressée aux enchères de départ. La surprise fut grande en voyant les faibles mise de départ des pièces provenant principalement de la collection de Frieda Hull.

Dans ma tête, l’idée a fait son chemin : « et si c’était possible ? ». Alors j’ai commencé à faire une liste de tous les lots qui pouvaient potentiellement m’intéresser au vu de la mise départ… mais tout ceci restait purement fictif. Passer le cap de l’enchère, c’était une sacrée étape.

Grâce à internet, plus besoin d’être présent le jour J pour faire une offre. Désormais vous pouvez le faire de votre fauteuil, derrière votre écran, de surcroît avant que le jour de la vente ait lieu.

Au fur et à mesure du temps et l’approche imminente de la vente, les enchères commencèrent à s’envoler. Ma liste fictive s’est réduite comme peau de chagrin surtout les 2/3 jours avant le début de la première vente. Etrangement, cela m’a fortifié dans le fait que je devais le faire, ne serait-ce que pour me dire : « j’ai essayé ! ». Ne pas avoir de regrets.

Sur ma liste, les objets restant appartenaient exclusivement à la collection de Frieda Hull : des photos, des diapositives. Cette vente s’effectuait le troisième et dernier jour. En attendant cette vente, j’ai regardé en direct la vente du deuxième jour. Malgré le décalage horaire conséquent (Julien’s Auctions se trouve à Los Angeles), j’ai pu en voir plus de la moitié. C’était étrange, fascinant et électrisant.

Le lendemain me voilà à nouveau devant mon écran. Ma liste était alors ridicule : à peine 5 lots. Il faut dire qu’au vue de l’envolée des prix, mes espoirs ont été vite rincé. Et cette impression s’est renforcée dès le début de cette vente.

Lors d’une telle vente aux enchères, il ne faut pas faire l’imbécile. C’est très difficile de trouver l’objet qui vous fera plaisir sans dépenser des sommes folles. Vous êtes vite pris dans l’engrenage. C’est très euphorisant.

Moi je m’étais fixée une mise plafond. Au vu de mes faibles moyens, pas vraiment le choix. Mais mes dernières années m’ont appris une chose : faire les choses que l’on aime tant qu’il est temps, après c’est trop tard. Dit plus simplement : « on ne vit qu’une fois ».

Les lots passent, s’enchaînent à une vitesse incroyable. Les prix s’envolent, l’espoir de posséder ne serait-ce qu’un objet semble s’évanouir.
Je pose alors mon dévolu sur un seul et unique lot. C’est stratégique, je mise tout le budget que j’avais prévu. Je dépose une enchère en ligne. Le temps passe, les numéros de lots se suivent. Je regarde fébrilement si une autre personne renchérit sur ce lot…
Ca y est, le numéro du lot est là, le commissaire priseur dit mon enchère, demande en une fraction seconde si quelqu’un veut renchérir, personne. Le marteau tombe, le commissaire priseur dit mon identifiant internet et adjugé !
Je n’en crois pas mes oreilles. J’ai gagné, j’ai gagné le lot !!! Devant mon ordinateur, je suis abasourdie. Je n’y crois pas. Je cours voir mon mari devant la télé, je lui répète : « j’ai gagné, je l’ai gagné », et des larmes de joie coulent sur mes joues.

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Voici l’objet en question,une diapositive d’une photo prise le 8 février 1956, à New York. Marilyn part voir la pièce de théâtre « Middle of the night« . J’avais traité ce sujet l’année passée, en voici le lien : « 1956, au milieu de la nuit« .

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L’objet est tout petit… et m’a coûté cher mais je suis heureuse.
Je ne pourrai jamais m’offrir des vêtements portés par Marilyn, des objets lui ayant appartenu, des autographes… Mais ce petit bout de pellicule est un trésor pour moi. Il est ce qui me rapproche le plus de Marilyn. Il est le symbole que tous les rêves peuvent se réaliser… cela ne tient qu’à nous.

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Pour l’anecdote, je suis la personne ayant remporté un lot de cette vente avec la plus petite enchère ! Comme quoi, il faut oser dans la vie pour voir ses rêves se réaliser ! C’est une leçon magnifique.
Cependant, faites très attention avec ces ventes aux enchères. Pour calculer le montant global que vous pouvez mettre c’est : enchère + commissions + frais d’envoi + douane. Moi au final le prix a plus que doubler. J’ai dépassé le budget initial que j’avais approximativement calculé. J’avoue que je n’avais aucune idée des frais d’envoi et surtout des frais de douanes que j’avais totalement zappé et qui m’ont coûté cher. En somme ce n’est pas l’enchère qui vous coûte le plus cher même avec les commissions mais bel et bien l’envoi et les douanes.
Je n’en demeure pas moins extrêmement heureuse !

Et vous, avez-vous déjà craqué pour posséder une pièce particulière ?

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