Marilyn Monroe, qui êtes-vous ?

Pendant deux jours nous allons célébrer une femme extraordinaire qui nous a malheureusement quitter voilà 54 ans maintenant.
Rien que d’y penser, je me sens triste mais comme je dis toujours : je veux célébrer la Vie et non la mort !

Qui est Marilyn Monroe ? Beaucoup veulent l’expliquer, l’analyser, la décortiquer mais peut-on savoir qui était Marilyn Monroe ? D’ailleurs, il est bien difficile de décrire n’importe quelle personne. Chacun de nous a un point de vue différent (au sens propre comme au figuré). Nous pouvons simplement dire ce que cette personne est pour nous.

Si vous désirez apprendre à connaître Marilyn, il suffit de regarder sa vie, de regarder ses choix professionnels ainsi que personnels. Sachez tout de même que vous ne serez jamais qui est Marilyn Monroe, cela lui appartient et c’est cela qu’il faut respecter !

mm1926-1962

Alors voilà en résumé le parcours de cette femme dont l’impact, chose incroyable presque impensable, est encore très fort aujourd’hui. Aurez-vous le courage de TOUT lire ?

Gladys Monroe, mère célibataire met au monde un bébé du nom de Norma Jean Mortenson, le 1er juin 1926. Jusqu’à son mariage en 1942 à l’âge de 16 ans avec James Dougherty, un voisin, elle passera son adolescence entre différentes familles d’accueil ainsi que de nombreuses années avec Grace McKee, amie de sa mère. Tante Grace deviendra la tutrice légale de Marilyn en 1936. Gladys malade psychologiquement est incapable de s’occuper de son enfant.

En 1945, la vie de Norma Jean prend une tournure inattendue. Elle se découvre mannequin sous la houlette d’un photographe de l’armée David Conover. Il l’a repéré dans l’usine de parachute dans laquelle elle travaille.

En 1946, mannequin ne luis suffit déjà plus, elle veut devenir actrice. En début d’année, elle a déjà éclairci ses cheveux sur les conseils d’Emmeline Snively, la patronne de l’agence Blue Book Model Agency : « une blonde se vend mieux qu’une brune ». Quelques mois plus tard, elle change de nom pour devenir Marilyn Monroe. Marilyn parce que le directeur de casting de la 20th Century Fox, Ben Lyon trouve qu’elle ressemble à l’actrice Marilyn Miller. Monroe parce que Norma Jeane veut garder un lien familial ; c’est le nom de jeune fille de sa mère.

1947, elle tourne ses premières scènes pour le film « Scudda Hoo Scudda Hay », la plupart seront coupées au montage… il faut bien commencer !

1948, Marilyn signe un contrat avec la Columbia. Elle tournera « Ladies of the chorus ». Elle partage la tête d’affiche avec Adele Jergens. Elle chante, danse mais son contrat ne sera pas renouvelé.

En 1949, la vie est dure. Cependant elle s’accroche à son rêve. Les difficultés financières sont telles qu’elle se résout à poser nu pour le photographe Tom Kelley. Sur un fond rouge, elle étale son corps nu pour un calendrier.

1950, rencontrer Johnny Hyde change sa vie professionnelle. Il est le vice-président de l’une des plus importantes agences de Hollywood : la William Morris Agency. Il tombe éperdument amoureux de Marilyn, il veut lui assurer son avenir financier. Elle refuse parce qu’elle ne l’aime pas comme il l’aime. Il fait alors tout pour que la Fox signe un contrat de 7 ans avec Marilyn. Pendant ce temps Marilyn décroche deux rôles mineurs dans deux films parfaits : « The Asphalt Jungle » et « All about Eve ». Juste avant de mourir en décembre, Hyde réussit à assurer l’avenir de Marilyn.

En 1951, Hyde n’étant plus là et malgré un très beau contrat en poche, marilyn doit faire ses preuves. Malheureusement, Darryl Zanuck ne croît pas en elle. Elle sera même prêtée à la RKO pour tourner sous les ordres du grand Fritz Lang. Le film ? « Clash by night ».
Au vu de sa popularité grandissante liée aux innombrables photos qui apparaissent dans tous les magazines du pays, des rôles de plus en plus important arrivent. A la fin de l’année elle décroche le premier rôle au côté de Richard Widmark pour « Don’t bother to knock ».

1952 est véritablement l’année durant laquelle Marilyn Monroe est au premier plan. Au mois de juin elle commence le tournage de « Niagara », film noir en technicolor signé Henry Hathaway. Elle explose sur la pellicule.
Cette même année, elle entame une romance avec Joe DiMaggio, dieu du base-ball récemment à la retraite.
L’apothéose professionnelle arrive en fin d’année avec le début de tournage du mythique « Gentlemen prefer blondes ». Dans cette nouvelle adaptation cinématographique du roman très célèbre d’Anita Loos, elle incarne le rôle principal : Lorelei Lee, au côté de Jane Russell.

En 1953, elle devient une star. Avant même que le film sortent, Marilyn et Jane se retrouvent sur Hollywood boulevard pour laisser leurs empreintes dans le ciment pour l’éternité. Le 4 novembre, elle est officialisée Star avec la première mondiale de « How to marry a millionaire ».
Mais déjà Marilyn Monroe se rebelle. Depuis un an elle enchaîne les films : « Niagara », « Gentlemen prefer blondes », « How to marry a millionaire », « River of no return ». S’ils ne sont pas mauvais, ces films ne proposent pas non plus des rôles extraordinaires. Marilyn veut devenir une actrice, elle n’est pas qu’une simple silhouette et un joli minois.
Zanuck voit la poule aux oeufs d’or et veut la faire tourner dans « La diablesse aux collants roses ». Marilyn dit non, chose impensable ! Elle s’envole pour San Francisco voir Joe.

1954, elle épouse le 14 janvier son amoureux sportif à la grande stupéfaction du public et surtout de la Fox. Quinze jours plus tard, elle suit son mari pour un voyage professionnel au Japon. Là-bas, l’armée profite de la venue de Marilyn pour lui proposer un récital sur le front de Corée. Elle s’ennuie à attendre Joe, alors elle accepte. Durant quatre jours, elle enchaînera de multiples concerts devant des milliers de soldats, simplement vêtue d’une robe à fines bretelles dans un froid glacial. Ce sera « le plus beau jour de ma vie », dira-t-elle plus tard.
Après d’âpres négociations, elle accepte de tourner dans l’adaptation cinématographique de la pièce à succès : « Seven year itch ». Le 15 septembre, sur un bout de trottoir de la cinquième avenue, sa robe s’envole sous l’effet du métro… pour l’Histoire. Cela sonnera la fin de son mariage. Joe et Marilyn se quitte officiellement le 5 octobre.

1955, Marilyn est désormais à New York. Le 7 janvier, elle annonce la création de sa propre maison de production : Marilyn Monroe Productions en collaboration avec le photographe et ami Milton Greene. La Fox ne veut pas lui accorder un droit de regard sur les scénarios et bien elle va désormais se l’accorder toute seule. C’est un tsunami à Hollywood !
Dans la fièvre new yorkaise, Marilyn se fait une place. Elle découvre l’Actor’s Studio et une nouvelle façon d’aborder son jeu. Elle s’émancipe.
Elle rencontre beaucoup d’artistes et autres personnalités, elle se fond dans ce nouvel environnement. Elle enchaîne les apparitions publiques et s’accorde un peu de repos.
Le 31 décembre, elle gagne son bras de fer d’un an avec la Fox. Le studio lui concède un droit de regard sur le scénario, le réalisateur, entre autre. Mais surtout, Marilyn Monroe n’est plus la propriété exclusive du studio puisqu’en dehors des quatre films qu’elle s’engage à tourner pour la Fox sur sept ans, elle peut accepter tous les projets qu’elle désire, y compris les produire !

En 1956, Marilyn Monroe vit un rêve. Elle a gagné son pari. Elle tourne « Bus Stop » sous la direction de Joshua Logan, réalisateur sur sa liste. Elle épouse Arthur Miller, l’un des plus grands écrivains américains, dont elle est éperdument amoureuse. Juste après elle part pour Londres, tourner avec et sous la direction de Laurence Olivier, « The sleeping prince » qui deviendra « The prince and the showgirl ». Il est considéré comme le plus grand acteur au monde. Malheureusement, ce n’est pas un réalisateur. Le tournage va se transformer en cauchemar. Il dira à Marilyn ce qu’il ne faut absolument pas : « sois juste sexy »… Le retour en novembre aux Etats Unis se fera dans la douleur.

1957 est l’année sabbatique à Roxbury sur la côte Est. Marilyn et Miller partent en lune de miel en janvier à la Jamaïque. Mais l’amour entre eux commence à s’effriter. Marilyn a de nombreux problèmes de santé qui la font séjourner à plusieurs reprises à l’hôpital. Désireuse d’avoir des enfants, elle voit s’envoler ce beau rêve. Cependant, ils s’accrochent.
Marilyn fait de brèves apparitions publiques à New York pour divers évènements : « Bal in Paris » au Waldorf Astoria en avril ; match amical à Ebbets Field en mai ; soutien à son mari convoqué par la commission d’activités anti-américaines, à Washington en mai ; avant première de « The prince and the showgirl » au Radio City Hall en juin ; inauguration du Time Life Building en juillet.

En 1958, Marilyn doit penser à retourner sur les plateaux. Arthur pense que cela lui fera du bien afin d’oublier un peu leurs difficultés à avoir des enfants. Elle finit par accepter le rôle de Sugar Kane dans « Some like it hot ». Ce film est réalisé par Billy Wilder, réalisateur qu’elle affectionne particulièrement. Le tournage commence au mois d’août… des semaines d’enfer attendent toutes les équipes. Marilyn est ailleurs. En septembre, elle apprend qu’elle est enceinte. Elle perdra cet enfant. Marilyn sombre et emporte avec elle tout le monde. En novembre avec les derniers jours de tournage, toute l’équipe est soulagée.

En 1959, Marilyn apparaît de plus en plus déprimée. Arthur est en train de la perdre. Le succès de « Some like it hot » lui permet de retrouver le sourire. Rien de tel que le contact avec son public ! De plus, Marilyn va gagner beaucoup d’argent avec ce film.
Mais la Fox se rappelle à son bon souvenir. Il lui reste encore 3 trois films à tourner pour eux d’ici fin 1962. De tous les scripts qui lui sont envoyés, seul « Let’s make love » sort légèrement du lot. Elle demande à Arthur de le réécrire pour étoffer son rôle.
Après bien des désistements dus aux difficultés de tourner avec Marilyn, à la réécriture du scénario, le premier rôle masculin échoit à Yves Montand.
Le tournage commence en novembre. Marilyn quitte sa retraite sur la côte Est avec Arthur, direction Hollywood.

1960, le tournage se poursuit mais celui-ci sera interrompu pendant de nombreuses semaines à cause d’une grève au sein de la 20th Century Fox.
Marilyn est heureuse de pouvoir converser avec Montand et sa femme Simone Signoret. Ils sont simples, loin des manières de Hollywood et sont sur la même longueur d’ondes que Miller. Avec la grève et donc forcément le rallongement du tournage, des engagements professionnels éloignent Simone et Arthur… Ils apprendront par la presse que leurs époux se sont dangereusement rapprochés. Simone pardonnera, Arthur pas du tout.
Pendant que Marilyn le fait cocu, il prépare le tournage de son prochain film « The Misfits ». Il en a écrit tout le scénario comme un cadeau pour sa femme. Le réalisateur est John Huston, ses comparses : Montgomery Clift, Eli Wallach et Clark Gable. Ce dernier est le héros de Marilyn depuis sa plus tendre enfance. Un magnifique rêve que celui de pouvoir tourner avec lui. La rêve sera gâché. Marilyn et Arthur se déchirent sous les yeux de l’équipe impuissante.
Alors que le tournage vient de se terminer, ils annoncent leur séparation le 11 novembre. Le 16, Clark Gable décède des suites d’une crise cardiaque. Marilyn est anéantie. Elle tombe dans une dépression sévère.

1961 commence mal. Juste après la lugubre première de « The Misfits » le 30 janvier à New York, Marilyn se voit interner sur les conseils de son médecin à la Payne Whitney Psychiatric Clinic. Elle découvre avec horreur que les fenêtres ont des barreaux, qu’elle est considérée comme une cinglée. Elle appelle au secours les Strasberg qui resteront muets. Elle supplie alors Joe DiMaggio de lui venir en aide. Il accourt. Il la fait transférer au Columbia Presbyterian Hospital. Elle peut enfin se reposer.
Joe la prend en charge. Il est toujours amoureux d’elle malgré leur divorce. En mars, ils partent pour la Floride où Joe entraîne les Yankees.
Fin juin, elle se retrouve à nouveau à l’hôpital, cette fois-ci pour une opération de la vésicule biliaire. Encore une fois, à sa sortie, les photographes et journalistes l’encerclent, la harcèlent. Cependant, elle retrouve peu à peu goût à la vie.

1962, elle a désormais sa propre maison, la première ! Elle se situe au 5th Helena Drive à Beverly Hills. Humble villa, elle a aspect hispanisant très typique de la Californie.
Pour meubler ce nouveau cocon, elle décide de partir au Mexique. Elle y séjourne une quinzaine de jours. A son retour début mars, elle participe à la cérémonie des Golden Globes durant laquelle elle reçoit son deuxième prix après celui de 1960. Elle est radieuse.
Le 10 avril, elle réalise les premier essais de costumes pour son nouveau film « Something’s got to give », remake du film « My favorite wife » datant de 1940. Le réalisateur en est George Cukor et ses partenaires Dean Martin, un ami et Cyd Charisse. La Fox en pleine débâcle financière à cause du tournage titanesque de « Cléopâtre » à Rome, voit comme une solution miracle de faire tourner sa plus grande star et surtout la plus lucrative : Marilyn Monroe. Elle leur doit encore deux films. Elle accepte notamment sous les conseils de son psychiatre Ralph Greenson. Mais Marilyn tombe malade, elle apparaît peu sur le tournage. Les dirigeants du studio commencent à fulminer. Ils ne veulent pas voir se reproduire à Los Angeles, les excès de Rome !
Quand Marilyn s’envole pour New York le 17 mai pour chanter deux jours plus tard « Happy Birthday » au président Kennedy, dans une robe entrée dans l’Histoire, ils voient rouge. Pourtant, ce voyage était prévu depuis un moment. Le studio avait accepté son absence pour quelques jours. Mais c’était sans compter sur les absences répétées de l’actrice.
Le 23 mai pour faire taire les mauvaises langues, Marilyn enlève le maillot couleur chair pour la scène du bain de minuit dans la piscine. Les photos vont faire le tour du monde.
Après une semaine de tournage intensif, il faut essayer de récupérer le temps perdu, Marilyn fête le 1er juin ses trente six ans sur la plateau. Ce sera son dernier jour de travail. Marilyn est licenciée de 8 juin. La Fox la traite de personne mauvaise et lui réclame d’énormes indemnités qui ne cessent d’augmenter avec les semaines.
Marilyn riposte avec une communication exemplaire. Elle accorde de nombreuses séances photos : Bert Stern pour Vogue, George Barris pour Cosmopolitan, Allan Grant pour Life. Pour ce dernier magazine, elle accorde une magnifique interview à Richard Meryman le 4 juillet. Elle revient sur toute sa carrière et sur son avenir. Elle déclare sur la gloire qu’elle est éphémère et qu’elle l’a toujours su.
Le 1er août, la Fox la réengage pour un salaire bien supérieur à celui de départ. Marilyn a encore une fois gagné face au studio. Le 3, le numéro de Life avec les photos de Grant et l’interview de Meryman paraît.
Dans la nuit du 4 au 5 août 1962, Marilyn meurt. Bien des mystères entourent sa mort. Beaucoup ce sont exprimés, ont fantasmé… et cela n’est pas près de s’arrêter. Mais le plus important n’est-il pas que cette nuit là une étoile s’est éteinte ? Et comme celles qui peuplent notre ciel chaque nuit, malgré sa mort, elle continue de briller…

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Une réflexion sur “Marilyn Monroe, qui êtes-vous ?

  1. Je suis fan de cette femme mystérieuse, de ses films, de ses chansons, de sa personnalité, de son intelligence….
    Bisous à toi!

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