Coup de blues

Vous devez vous demander pourquoi aucun post n’apparaît sur le blog ces derniers temps… ou peut-être cela ne vous dérange en rien.
J’ai un gros coup de blues en ce moment. Cela me paraît ridicule d’en parler ici mais j’en ai envie et très certainement besoin.
J’ai souvent dit en présentant mon blog que la mélancolie en était un des moteurs. Je crois que le mot a toujours été judicieusement choisi, de ma part.

Chacun dans son parcours de vie a vécu, vit ou vivra des moments cruels, douloureux qui laisseront des traces indélébiles. Personnellement, si j’avais bien compris que les expériences venant avec l’âge vous marquent, vous transforment, vous modèlent, je n’avais pas pris en compte qu’elles pouvaient être des boulets, lourds à porter, à supporter.

Tel un boomerang que vous aviez oublié d’avoir lancé, la mélancolie vous les renvoie en pleine face, anéantissant bon nombre de petites forteresses que vous aviez tenté, en vain, de construire.
Au final, la question qui me revient sans cesse est toujours la même : « la Vie vaut-elle d’être vécue ? ».

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8 réflexions sur “Coup de blues

  1. Je te comprends. Vraiment. Il y a pas mal de choses qui font mal, que ce soit au niveau personnel ou ce qui passe autour de nous. Je te souhaite un bon courage et j’espère que ça ira très vite mieux. Gros bisous!

    • J’ai compris que seul le temps guérit les blessures, mais ai-je le courage de le laisser faire son oeuvre ?
      Comme je l’ai répondu à Eric, je réfléchis beaucoup depuis très longtemps sur ce que je suis au milieu du monde. Cette réflexion très philosophique, essentielle à ma vie, me pose bien des problèmes (c’est la cas de le dire !). C’est tout remettre en cause, en permanence. Les accidents de la Vie n’arrangent rien à l’affaire ! Ils sont comme un couteau dans une plaie, ils empêchent les blessures de cicatriser. Comme chacun, certaines sont enfouies, nous en avons même pas conscience. Nous pouvons passer toute notre vie à côté, ne jamais les voir. Mais certains accidents mettent à nue ces blessures cachées, elles sont alors à vifs.
      Moi c’est ce qui m’arrive depuis quelques années maintenant. ET comme souvent, plus cela remonte dans le temps, plus les dégâts sont importants et durs (voire presqu’impossible) à réparer.
      « Il y a des hauts et des bas » comme on peut l’entendre souvent… malheureusement les bas sont parfois les abysses. Dur est de remonter. En ai-je la force ? En ai-je le désir ? Simples questions que celles-ci mais suis-je en mesure d’y répondre ? La peur de vivre peut être plus forte que la peur de mourir.
      Toutes ces interrogations m’étaient jusqu’alors inconnues. Terrible que d’y faire face.
      Cette notion de Temps revient alors sans cesse. Il est la clef de tout. Encore une expression banale me revient : « seul l’avenir nous le dira ».
      Il est marrant de poser sur ces expressions une réflexion profonde loin si loin de la banalité qu’elles dégagent par leur utilisation courante que l’on entend même plus.

      Merci encore pour cet encouragement oh combien précieux. Les petites attentions sont les plus grands trésors d’une vie.

  2. Personnellement, malgré les épreuves de la vie, la vie vaut le coup d’être vécue ! Le miracle de la vie si on le rapporte au miracle de la création de l’univers, notre univers, le soleil, la terre seule planète viable de son système, son long parcours pour apporter la vie, la création des Hommes qui sont en fait juste un grain de sable dans cet univers mais quel grain de sable… car la terre sera encore là pour quelques milliards d’années bien après la disparition des Hommes qui s’auto-détruiront.
    Plus je vieillis, plus je me sens proche de l’univers, la nature, les arbres, la vie qui nous entoure en dehors des humains. Semer une graine qui apportera une fleur, un légume… Le miracle de la vie, de la nature. On est si petit dans cet univers mais tant de choses sont belles autour de nous. Personnellement, quand je vois que nous ne sommes qu’un grain de poussière dans tout cela, autant essayer de vivre intensément cet vie de grain de poussière. Quoiqu’il arrive dans la vie, il faut se rapprocher des valeurs de notre monde minéral, végétal, marin et y retrouver l’apaisement à défaut de le trouver chez les humains et la misère humaine qui nous entoure.
    Non, je le redis : « La vie vaut le coup d’être vécu » donc vivons là le plus sainement possible quitte à renoncer à certaines choses.

    • Je suis d’accord avec cette vision de grain de sable et que la Terre sera encore là alors que les Hommes auront disparu. Comme toi, plus je vieillis, plus j’en prend conscience mais cette même conscience me pose en tant qu’inutile.
      Demain je ne suis plus là, la Terre continuera sa rotation autour du soleil. Cela a quelque chose de rassurant car malgré tout le mal que l’on peut lui faire, elle gagnera j’en suis certaine. Mais Moi en tant qu’être doué de penser : qui suis-je ? Actuellement, j’en suis à un point très basique : suis-je utile à quelque chose dans cet univers ? En quoi le fait d’être, apporte, m’apporte ? J’ai conscience de ma personne mais qu’est-ce que j’en fais ?
      La Vie que nous menons dans nos sociétés dites modernes et civilisées me semblent si loin de l’Essentiel. je me lève, je vais travailler, j’ai de l’argent pour… pourquoi faire ? En quoi cette vie est-elle utile ? Ai-je vraiment envie de vivre de cette façon ? Non, bien sûr que non. Pourtant, je ne sais pas vivre autrement et je suis un pur produit de ce que je rejette. Je suis matérialiste : j’achète des objets inutiles de façon compulsive. Comment acheter des vêtements alors que j’en ai déjà, est-ce nécessaire pour vivre ? En quoi cette nécessité d’avoir me définit ?
      Moi la seule et unique chose à laquelle j’aspire, c’est de me lever le matin, regarder le ciel, regarder ce(ux) qui m’entoure(nt), boire, manger et c’est tout. Je suis loin de ça parce que je suis incapable par moi même et par la société dans laquelle on vit, d’y accéder. Le refus est là, bien présent.
      Je suis en rupture complète avec le monde et les gens qui m’entourent.
      Tout ce qui m’est arrivé ces dernières années est absurde pourtant cela m’a détruit.
      Je me dis souvent que je réfléchis trop. Du coup j’admire ceux qui ne « pensent » pas parce que ces doutes n’existent pas pour eux. Et puis une seconde plus tard, je me dis : « je préfère souffrir, ressentir la douleur d’être que de passer à côté de la compréhension ». C’est schizophrénique, sadomasochiste.
      Mais les dernières expériences de ma Vie ont balayé beaucoup de choses en moi. Pour conséquence : des mises à nue douloureuses au point de remettre en cause mon existence.
      En définitive, la seule et unique question est : « pourquoi j’existe ? ».

  3. « Pourquoi j’existe ? ». Je répondrais par cette question « Pour qui j’existe ? ». Moi aussi, et tu le sais, je traîne des lourds boulets et la vie n’a jamais été bien tendre avec moi.
    Nous intellectualisons tout, à l’excès, et cela ne nous aide pas mais nous enferme par moment parce que les gens qui nous entourent ne changeront pas. C’est à nous, malheureusement, de nous adapter.
    Qui m’a permis de ne pas sombrer de l’autre côté ? Mon compagnons, mes amis et mes animaux. Ils m’ont permis de voir la vie et l’existence sous un autre angle.
    Il m’arrive encore parfois de me lever et de me dire : à quoi bon ? Mais un sourire, une attention me rappelle à l’ordre et me rappelle aussi à quel point j’ai de la chance d’être en vie, de pouvoir sentir l’air gonfler mes poumons, d’entendre les bruits autour de moi – que ce soit ceux des voitures ou bien des oiseaux. Je sais que je compte pour les personnes qui m’entourent et qui m’acceptent comme je suis. C’est à elles que je me raccroche lorsque je sens que je risque de vaciller vers mon mauvais côté, celui des démons, celui qui me dit que je suis une moins que rien.
    Tu es utile à ceux qui te sont proches.

    • Autrefois le qui avait plus d’importance mais aujourd’hui le quoi l’emporte sur tout. L’autre ne m’intéresse plus puisqu’il est destruction.
      Les branches que le qui implique d’être n’existent plus pour moi. Le qui est devenu abstrait, lointain, si lointain.
      Ce que je dis est provocateur mais c’est réel, ce sentiment existe vraiment en moi, le qui a presque disparu de mon existence… tout en étant le centre. Cette douleur ressentie ne peut venir que du qui.
      Le quoi par contre résonne beaucoup en moi parce qu’il me pose en tant qu’individu pouvant être sans impliquer l’autre. D’une certaine façon c’est une sauvegarde : tant que je me pose cette question, j’existe. Je sais totalement paradoxale ! On ne se refait pas.

      Là au moment où je t’écris, le coup de blues est un peu passé. Forcément des reliquats s’accrochent et putain, ils s’accrochent drôlement bien ! Mais la question demeure : « la vie vaut-elle d’être vécue ? ». Je crois que je n’attend pas de réponse, ce serait d’ailleurs absurde, pourtant je sais qu’un jour j’y répondrai.
      J’ai toujours cherché un sens à ma vie, j’avais cru naïvement que je l’avais un temps soit peu trouvé. Violent de s’apercevoir que non, brutal de constater que les autres ne sont pas ma réponse.
      Je commence à comprendre que se construire par les autres ne m’apportera pas le sens à mon existence. Là encore c’est très violent quand ton schéma de vie est basé sur ce principe. Des claques j’en prend ! je dois tout remettre à plat. Presque quarante ans de vie à analyser, à dépoussiérer et surtout à changer : wouah ! Tout est en friche dans ma tête. (Tiens c’est marrant, je n’ai pas écrit « en ruines » comme d’habitude).
      Sincèrement ? Aujourd’hui si je dois résumer ma vision de l’avenir : « ça passe ou ça casse ».

      Aparté : je suis contente de te lire, cela faisait longtemps. Si tu veux que l’on se voit, que l’on parle de Marilyn, de Madonna, du Japon et autres, n’hésites pas.

  4. Bonjour, J’ai réfléchi à ce que je pouvais ajouter de plus et je vais finalement juste réagir à la phrase qui introduit ce message et qui dit « … ou peut-être cela ne vous dérange en rien ».
    La phrase est un peu désespérée alors sache que de mon point du vue tu te méprends sur tes lecteurs. A chaque visite je sais que je peux voir un nouveau message ou dans le cas contraire cela me donne l’occasion d’aller dans les archives. A chaque fois j’accueille un nouveau message avec le plaisir d’être surpris par son sujet. J’aime que tes messages ne soient pas réguliers. Heureusement que tu n’es pas un robot ! ta personnalité donne du sens à ton blog et je l’apprécie pour cela. Si tu te fais silencieuse ce sera pour mieux te retrouver. Personnellement je viens pour Marilyn et Madonna mais le reste m’intrigue et m’amuse. Ce petit moment passé avec tes propositions est précieux. Qu’il soit fragile me donne envie de l’apprécier encore plus.

    • Là je ne sais quoi répondre. C’est un doux et charmant message que celui-ci. Précieux est sans doute l’adjectif le plus juste.
      Oui, certainement je me trompe sur mes lecteurs. J’ai tellement besoin de trouver une raison que je vous bouscule. J’agis comme une enfant qui a besoin d’être consolé.
      Je dois bien avouer que je reste un peu sans voix face à ton message… parce qu’il me va droit au coeur. Merci beaucoup.

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