Un coeur rebelle à Paris

Le 9 et 10 décembre 2015, j’ai eu l’immense plaisir de voir mon idole Madonna en concert à Paris pour son « Rebel Heart tour« .
A bien des égards, les concerts parisiens sont toujours très prisés par les fans du monde entier. L’amour de Madonna pour la France en est le moteur. Cette année, ces deux concerts sur le sol français promettaient d’être bien plus particuliers encore.
Les attentats de janvier et de novembre 2015 ont marqué les consciences. Madonna a été l’une des premières à être Charlie et l’une ayant rendu l’un des plus vibrant hommage aux 130 victimes en imposant une minute de silence à un stade de plus de 40000 personnes à Stockholm avant de chanter « Like a prayer » le lendemain des attentats du 13 novembre.

Pour moi (« parce que l’histoire doit forcément parlée de moi » comme l’a si bien dit Madonna le 9 décembre), la tournée « Rebel Heart » a un goût inédit. Pour la première fois, je vais assister aux deux concerts parisiens dans des conditions bien différentes.
Pourquoi deux soirs, pourquoi voir le même concert deux fois à la suite ? parce que je suis fan, parce que je le pouvais, parce que lorsque l’on aime, on ne compte pas.
Le premier soir, j’étais bien assise, dans les meilleures places. Le second soir, la fosse avec l’opportunité d’approcher au plus près ma star. Inédite pour moi, cette deuxième situation a été un challenge. Attendre des heures pour être sûre d’être relativement bien placée et ne surtout pas avoir envie d’aller faire pipi !

2015 rebelhearttour paris

C’est la cinquième tournée que je vois de Madonna (en vrai), pour l’artiste c’est sa dixième.
Bien difficile de se renouveller malgré une carrière riche de plus de trente ans. Le défi est de toujours surprendre.
Madonna est absolument incroyable sur scène, elle est véritablement la meilleure dans ce domaine. Mon côté fan n’influence aucunement mon jugement, voir un show de Madonna s’est vraiment voir ce qu’il se fait de mieux dans l’univers de l’entertainement. D’ailleurs bon nombre de journaux ont loué la magnificence du « Rebel Heart tour » en expliquant qu’aucun autre artiste propose un show aussi bien ficelé ; la cerise vient de la presse anglaise réputée très dure, qui n’a pu que s’incliner devant Madonna…

Pour les fans, cette nouvelle tournée est considérée comme l’une de ses meilleures, rien que ça !
Il faut dire que jamais l’artiste ne s’est autant amusée sur scène. Pour la première fois, elle se joue de tout : des accros qui peuvent intervenir, du public en l’incluant comme une partie intégrante du bon déroulement du show et bien évidemment cette sacro sainte liste de chansons qu’elle change pratiquement tous les soirs ! Une première !

Lors du premier show à Montréal le 9 septembre 2015, cette liste était la suivante :
Premier tableau : « Iconic/Revolution », « Bitch I’m Madonna », « Burning up », « Holy water/Vogue », « Devil Pray »,
Interlude 1 : « Messiah »
Deuxième tableau : « Body shop », « True blue », « Deeper & deeper », « Heartbreak City », « Love don’t live here anymore », « Like a virgin »,
Interlude 2 : « S.E.X/Jusitfy my love »
Troisième tableau : « Living for love », « La isla bonita », un mash up comprenant « Dress you up/Into the groove/Lucky star », « Who’s that girl », « Rebel heart »,
Interlude 3 : « Illuminati »,
Quatrième tableau : « Music (Get stupid) », « Candy Shop », « Material girl », « La vie en rose », « Unapologetic bitch », « Holiday ».

Très vite, les différentes dates nord américaines proposent une liste différente presque chaque soir ! Le changement s’effectue lors du troisième tableau. Le mash up « Into the groove/Everybody/Lucky star » se voit régulièrement supprimer pour laisser place au titre « Ghosttown » mais aussi « Secret » ou encore « Frozen » et « Like a prayer« . Non seulement le mash up peut disparaître mais encore plus régulièrement « Who’s that girl » remplacée par l’un des titres cités précédemment.
Arrivée sur le sol européen le 4 novembre à Koln, c’est « Fever » qui apparaît couplé à « Secret » ! Encore une fois le mash up ainsi que « Who’s that girl » et « Dress you up » ne sont plus là.
En Italie une nouvelle chanson fait son apparition « Don’t tell me« , toujours au même moment qui devient alors l’instant surprise du show. C’est aussi un moment stratégique : celui où Madonna parle, entretient un échange souvent ému avec son public.
En Allemagne, à Manheim, un nouveau changement qui se perpétuera sur quelques autres dates européennes dont Paris. Cette fois-ci, il provient sur un autre tableau, le dernier. Après « La vie en rose », Madonna ajoute a capella « Diamonds are a girl’s best friend » !
Sûr que les nouvelles dates en Amérique du Nord et surtout en Asie nous promettent de beaux changements.
Si vous désirez connaître la liste de chansons pour chaque show, visitez le mini site « Rebel Heart Tour«  créé par le site « Madonnalex.com« .

Qu’en est-il des concerts parisiens ? Et bien plusieurs changements !
Le premier est bien évidemment intervenu lors du troisième tableau.
Le 09 décembre, après un très beau et émouvant speech sur la liberté d’expression, cette pratique française d’accueil des artistes refoulés de leur pays, leur permettant ainsi de devenir des stars et pouvoir retourner dans leur pays tout auréolés de gloire, et le fait que jamais la haine doit prendre le dessus, que l’amour vaincra. Madonna nous annonce l’arrivée d’un invité très spécial sur scène… tout le monde chuchote alors : « qui est-ce ? ». Ce n’est rien moins que son fils David qui va nous interpréter à la guitare « Redemption Song » de Bob Marley parce qu’il trouve que les paroles sont en adéquation avec les sentiments liés aux attentats, dixit sa maman. Nous voilà alors emporté dans un moment unique, radieux où un petit garçon chante devant des milliers de personnes venus voir son iconique mère absolument éblouissante d’admiration devant son fils (avec un joli aspect « Ecole des fans »), une ode à la Liberté. Forcément, cela vous trouble beaucoup. Mais « The show must go on », la mécanique reprend son cours avec « Rebel Heart » la bien nommée.
« Music » est déjà bien entamée lorsqu’en haut de sa pyramide improvisée de tables, Madonna tapote son entre jambes tel un piano pour entamer les premières notes de « la Marseillaise » ! Le pianiste s’arrête alors que le public a commencé à chanter. Madonna lui somme un « Encore », reprenant ainsi les premières notes, le public recommence mais cette fois-ci ne s’arrêtera pas malgré l’absence de fond sonore. Madonna est ravie, moi (comme beaucoup, j’imagine), j’ai le coeur serré, les larmes aux yeux de pouvoir hurler cette Marseillaise que j’aime tant pour ce qu’elle représente : Liberté, Egalité, Fraternité. J’ai réellement communié à ce moment là, je me suis sentie unie avec mon pays, mes compatriotes, les valeurs qui font la grandeur de ce si beau pays qu’est le nôtre. Cela peut paraître con mais j’en avais terriblement besoin.
Et puis, comme dit un peu plus haut, après une magnifique « La vie en rose » chantée par toute la salle, un sublime « Diamonds… » que je n’oublierai jamais.
Le 10 décembre, toujours « la Marseillaise », toujours « Diamonds… », toujours David sur la scène mais cette fois-ci pour accompagner sa maman sur « Like a prayer », chanson que Madonna adore.


Et visuellement, à quoi ressemble cette nouvelle tournée ?
Comme toujours, chaque tableau est un univers à lui tout seul même si cette nouvelle tournée accorde des variantes que je trouve bien plus importantes que d’habitude. Mais moi, qu’en ai-je gardé ?

Le PREMIER TABLEAU commence par un état de guerre. Madonna parle de « Revolution of Love » depuis deux ans, elle la met enfin en scène.
La vidéo d’introduction est une merveille. Réalisée par Steven Klein, elle nous dépeint la fin d’un monde, d’une ambition, la force d’esprit est ce qui pourra nous sauver. Les premières notes d’Iconic sont présentes mais entre coupées par un speech extrait d’aucunes chansons de Madonna. A l’écran l’icône est mal en point. Des images de Mike Tyson enchaîné interfèrent. Dans sa superbe robe des Oscars 1991 telle une Marilyn, son habit se déchire, le visage est tuméfié, ensanglanté. Mais tout à coup, une armée de samouraïs se dressent ainsi qu’une guerrière aux cheveux longs, piercing au nez, qui vous demande si vous êtes prêt à mourir pour ce en quoi vous croyez… « ARE YOU WITH ME ? »
Sur scène, de réels guerriers samouraïs portant de grandes croix se mettent en place. Quand les mots « êtes vous avec moi ? » sont dits, une guerrière japonaise dans sa cage arrive sur scène. Madonna dans son kimono rouge sang, chante « Iconic ». Moi je suis en transe par cette mise en bouche japonisante. « Bitch I’m madonna » confirme cette tendance dans une chorégraphie inspirée des geishas avec leurs éventails.

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A chaque titre, Madonna enlève une couche de son costume (vraiment à la japonaise !).
Sur « Burning up », jambes cuissardées, haut vaporeux, elle se retrouve seule à la guitare. Trop similaire à la version du « Reinvention tour », malgré mon amour inconditionnel pour cette chanson, je fais ma fine bouche.
Le thème guerrier japonais médiéval est déjà fini, « Holy water » annonce l’aspect religieux si cher à Madonna. Bien évidemment, la Religion est toujours synonyme de provocation dans son univers. Là pour moi, elle a fait très fort puisque des nonnes en petites culottes s’amuse à faire du pole dance sur les fameuses grandes croix portées précédemment par les samouraïs ! Un vrai moment d’anthologie que seule Madonna est capable de nous donner.
Et là, de façon stupéfiante apparaît sur la scène principale, rien de moins que la cène (peinte entre autre par Léonard de Vinci) !!  J’en reste encore bouche bée. « Devil pray » commence… je suis aux anges.

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Le premier interlude « Messiah » est extrêmement poétique. Au centre de l’avancée (au milieu de la croix que forme le catwalk), un danseur joue avec un drap blanc emporté par quatre ventilateurs. Magnifique.

Le DEUXIEME TABLEAU est inédit dans l’univers de Madonna. Il est aussi très homogène puisqu’elle gardera le thème tout le long : rockabilly. C’est un énorme coup de coeur que ce soit visuellement ou pour le choix des chansons. Madonna y est magique.
« Body shop » nous transporte dans un garage rempli de beaux mecs bien musclés… J’adore.
« True Blue «  est le premier instant de complicité (en tout cas pour le show du 09 décembre) avec le public avant de chanter au yukulélé (!!). Un instant magique emporté par l’émotion de l’interprétation et surtout pour enfin avoir l’occasion d’entendre ce titre en live.
S’ensuit « Deeper and deeper » que j’ai adoré tant la chorégraphie, la mise en scène est enthousiasmante. Un pur moment de bonheur teinté d’une once rockabilly exquise.
Et puis commence ce qui est pour moi l’instant suspendu du show. Au bout du catwalk, un escalier en colimaçon est apparu. Madonna chante magistralement « Heartbreak city », elle monte les marches. Nous sommes bien au delà de la simple interprétation, nous sommes dans l’action, dans la vie. Elle n’est pas seule. Un danseur plein d’énergie (il grimpe en s’aidant de l’escalier), symbolise l’amour qui se brise. Il l’attrape, son cri de surprise nous surprend, nous émeut mais leur histoire se termine, alors elle le pousse et lui tombe du haut de cet escalier dans le vide. Elle se rend compte qu’elle a peut être fait une erreur, elle a le coeur brisée… Quoi de plus naturel que d’enchaîner avec « Love don’t live here anymore » qui est chanté pour la toute première fois en live ! Très agréable surprise pour les fans et quelle merveille dans la narration !
S’ensuit un ironique « Like a virgin » que j’ai trouvé époustouflant. Bien sûr je l’ai entendu et vu mainte fois mais bon sang, cette version et cette danse « hachée », je suis fan !

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Le deuxième interlude « S.E.X » avec en intro les premières paroles de « Jusitfy my love » n’est pas franchement une réussite. Sur la scène principale, la partie centrale est légèrement penchée, dessus quatre lits sont disposés et quatre couples de danseurs proposent des mouvements lascifs. En arrière plan les images du clip « Erotica ». En quelque sorte une synthèse de la provocation sexuelle version Madonna. Mais voilà un arrière goût de trop déjà vu gâche le plaisir.

Le TROISIEME TABLEAU annonce sa venue avec les premières notes de « Living for love ». Plusieurs fois vue à la télé ou sur le net, la chorégraphie est réellement impressionnante à voir en vrai, cela m’a donné des frissons cette avancée avec sa cape et son arrivée sur ce podium rouge. Une jolie performance qui vous scotche.
Bien évidemment vous comprenez que c’est le quart d’heure hispanisant. La tenue de torero de « Living for love » en est un indice majeur qui se confirme lorsque Madonna se met à chanter « La isla bonita ». Franchement, j’ai presqu’oublié cette chanson. Trop vu ? certainement (pour ma part) mais dans le show cela passe très bien.
Un petit interlude se met discrètement en place avec des danseurs de flamenco. Madonna et sa troupe sont partie se changer pour revenir en gipsy sur un medley magique ! S’enchaîne « Dress you up », « Into the groove » et « Lucky star » dans une version étourdissante sur une chorégraphie enivrante.
Un plaisir évident s’étale sur le visage de la star. Elle s’amuse et ça se voit !
C’est à la fin de ce medley que Madonna prend la parole. Bien évidemment à Paris, cet instant est très fort. Le 09 décembre, son discours court sur près de 10 minutes, peut être plus. Par peur de ne plus avoir assez de mémoire sur mon vieil appareil, je n’ai pas pu tout enregistrer donc je ne pourrai vous dire la durée exacte. Toujours est-il que c’était intense, émouvant et cette apparition de son fils David, un moment unique. Le 10 décembre, le discours fut plus bref, d’ailleurs elle dit :  » j’ai déjà dit tout ce que j’avais à dire hier soir ». Forcément, elle a parlé encore un peu mais beaucoup moins. Une nouvelle fois David est venu sur scène mais cette fois-ci pour chanter avec sa mère « Like a prayer ». Pour Madonna cette chanson est un défouloir contre la terreur. Non seulement elle connaît l’attachement du public à cette chanson mais elle en pris la force libératrice, avec le temps. C’est d’ailleurs cette chanson qu’elle avait choisi d’interpréter le lendemain des attentats du 13 novembre.
Ce n’est pas foncièrement facile de reprendre le cours d’un show après un moment si intense mais la chanson « Rebel heart » à la guitare acoustique devient une merveilleuse transition et une manière très forte de communier avec celle qui nous a réuni ces deux soirs à Bercy.

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« Gipsy » s’en va, le troisième et dernier interlude peut prendre place. Et mon dieu, quel interlude !!! C’est le moment le plus impressionnant du show alors que Madonna n’est pas sur scène !
Au bout du catwalk ainsi que sur la croix formé au centre de celui-ci, des danseurs ont pris position sur des perches qui vont « s’animer » au fil du titre « Illuminati ». Pour ceux qui ont vu le film « Mad Max fury road », cela vous parlera… En même temps, des danseurs ont commencé à s’avancer. Tous portent le costume de soirée masculin qui nous transporte immédiatement dans les années 20 et 30.
Décrire ce qui se passe m’est difficile parce que ce soit le 09 décembre ou le 10 décembre, l’étonnement fut si grand que nombre d’émotions m’ont parcouru. Je crois que le mot impressionnant est bien faible pour décrire ce que j’ai vu et ressenti !

Par ses costumes, l’interlude nous annonce fièrement le QUATRIEME ET DERNIER TABLEAU.
Les années d’entre deux guerres s’immiscent dans le décor, la chorégraphie, la mise en scène, les costumes et même dans l’interprétation.
Une ambiance jazzy, Madonna apparaît au milieu de la scène principale devant un micro ancien et commence « Music » La veste de smoking qu’elle porte est vite enlevée pour laisser place à un costume des plus scintillants. Pour les connaisseurs de Marilyn Monroe, il me fait penser au costume refusé pour « Diamonds are a girl’s best friend » dans « Gentlemen prefer blondes » qui était sans doute à l’époque un clin par Travilla aux costumes des revues des années folles (époque originale de l’histoire). Le costume de Madonna est drôlement plus joli.

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Quelques notes plus loin, « Music » a repris son aura électronique.
La France (comme expliqué plus haut) aura droit à la fin de ce morceau à une « Marseillaise » à la demande de la Madonne enivrée par cette salle qui hurle son amour pour son pays.
« Candy Shop » reprend le rythme du show. Cette chanson, je l’adore. A chaque fois c’est un bonheur de la retrouver.
Retour sur la scène principale ou le centre s’est une fois de plus penché mais dont le haut se transforme en une plate forme. A mon grand étonnement, Madonna retrouve « Material Girl ». La mise en scène est assez amusante puisqu’elle pousse ses différents prétendants qui glissent pour s’écraser lamentablement en bas.
Madonna glisse à son tour, deux danseurs lui posent un voile et lui donne un bouquet, telle une mariée, elle s’avance. Clin d’oeil amusé et évident à la robe de mariée portée à l’époque de « Like a virgin »… Et là, elle joue avec le public pour savoir qui veut bien l’épouser, et elle lance le bouquet dans la foule ! L’heureux ou heureuse élue aura droit à une petite discussion avec Madonna pour savoir si c’est bien la personne qui lui correspond. Madonna s’amuse de la situation. Elle ajoute que même si elle a été mariée deux fois, elle croît toujours à l’amour… mais ce qu’elle dit est bien plus drôle et savoureux. ( à trouver en vidéo si cela vous intéresse).
Nous revoilà au centre de l’avancée qui s’est soulevé pour que Madonna puisse s’y asseoir avec son yukulélé. La grande et immense surprise est la chanson : « La vie en rose » de Piaf.
quel choix stupéfiant ! Qu’importe l’artiste, il est toujours très difficile de chanter dans une autre langue et encore plus en français. Madonna est une fan de l’oeuvre de Piaf. En comprend-elle tout le sens ? Je pense que oui. En tout cas, « La vie en rose » fait partie des titres qui furent chanter à travers le monde notamment en anglais… Le moment est éblouissant, étouffant d’émotion.
A Paris, Madonna demandera à toute la salle de briller, de lui montrer nos lumières… quoi de plus normal puisque nous étions dans la Ville Lumière. Et là toute la salle s’est mise à briller de mille feux : splendide !
Deux beaux gosses arrivent, tirés à quatre épingle mais plus dans l’esprit gangster. Une scénette est engagée. Madonna leur demande avec une voix fluette très second degré, à chacun un cadeau. Le premier lui propose un briquet et des cigarettes, elle refuse parce qu’elle ne fume pas et que fumer tue. L’autre lui offre un bracelet de diamants… Toute étonnée de bonheur, elle fait : « Diamonds ! » et commence à chanter « Diamonds… » en précisant bien que « and women never grow old ».
S’enchaîne « Unapologetic bitch » qui comporte chaque soir un invité surprise qui devient la bitch ultime de la soirée. Le 09, ce fut un Jean Paul Gaultier hilarant qui reçu en cadeau une jolie banane portant une marinière. Le 10, ce fut Christine&the queen qui mit la banane dans son pantalon.
A cet instant, sur l’écran nous voyons écrit en gros « Bye Bitches » et Madonna s’en va à reculons pour disparaître au fond de la scène.
Est-ce fini ? Bien sûr que non ! Madonna revient avec « Holiday » que je n’avais pas entendu depuis bien longtemps en final. A chaque pays, Madonna porte le drapeau national au début de la chanson. Délire garanti !
Pour cet ultime tour de piste, toute la scène est explorée, la fête est à son comble. Retour sur la scène principale, Madonna s’envole dans les airs pour cette fois-ci nous quitter définitivement.

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MON AVIS.
Cette tournée est pour moi extraordinaire par l’expérience unique de ces deux concerts parisiens que j’ai vécu mais aussi et surtout par ce que Madonna m’a donné : c’est à dire TOUT ce que j’aime. J’ai eu du Japon, j’ai eu Marilyn par allusion visuelle et musicale, j’ai eu les années 20-30 pour ne citer que ça ! Je n’aurai jamais pu espérer avoir mieux.
J’ai aimé le choix des chansons et cette idée de surprise à chaque show. J’ai aimé cette interaction avec le public, cette façon d’enfin s’affranchir des règles strictes d’un tel show. J’ai aimé ces scénettes qu’elle joue à merveille. J’ai aimé cet humour qui lui va si bien. En fait, j’ai tout aimé.
Bien évidemment, quelques petits trucs m’ont déplu mais ce ne sont que des trucs de fans.
Avec ce show, elle propose bien plus qu’un simple spectacle musical, elle arrive à donner la sensation de vivre un spectacle vivant à l’ancienne tout en y mêlant la modernité de nos jours. C’est vraiment impressionnant.

Je suis très heureuse d’avoir vécu cette tournée en live. A chaque fois, je me demande si je peux vivre un instant meilleur que le précédent, et à chaque fois, la réponse est : oui.

Je suis véritablement une inconditionnelle de cette artiste qui me fait vibrer depuis tant d’années ! Je l’aime décidément encore et toujours plus.


Pour voir de nombreuses photos, allez voir les galeries suivantes : « gettyimages » et « Madonnatribe ».
Pour les vidéos et bien Youtube sera votre ami, à vous de faire votre shopping pour vous donner une idée du show. Certainement que je vous proposerai une ou deux de celles que j’ai fait, il faut que je vois ça… surprise.

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