L’âme des poètes

En ce jour de recueillement nationale, je rend un dernier hommage à ceux tombés aux champs d’horreur.
Je parlerai d’eux à nouveau mais en ce dimanche si particulier je voudrai les célébrer avant qu’ils rejoignent les souvenirs, les très beaux et bons souvenirs. Je me souviendrai, avec les années, d’eux plein de mélancolie, me faisant monter les larmes aux yeux, de les avoir perdu de cette façon.

mario testino

Je ne comprendrai jamais la barbarie, l’infamie mais qu’importe, cela fait désormais parti du passé. Alors regardons vers l’avenir malgré ces douze trous dans le coeur. Comme toute cicatrice, elle se refermera, s’atténuera avec le temps mais nous le savons tous, une cicatrice laisse toujours une marque qui ne s’efface jamais, certainement pour se rappeler que rien ne disparaît réellement…

Ils avaient le courage que je n’avais pas : celui de ne pas se taire malgré ces temps où dire des atrocités est plus facile que de parler de « Liberté, Egalité, Fraternité« . Ils étaient les gardiens du Temple que nous avons lamentablement délaissé : celui de défendre les convictions que la République, la Démocratie sont des valeurs que nous ne devons jamais lâcher.
La liberté d’expression est le socle de tout cela, si nous le perdons, nous perdons tout le reste.

Ils étaient ce que l’on appelle facilement : de bonnes personnes. Ils étaient simplement humain et regardaient le monde de cette façon.
Ils ne comprenaient pas pourquoi certains peuvent avoir des milliards quand d’autres meurent de faim ; ils ne comprenaient pas pourquoi aimer Dieu implique l’asservissement par des dogmes débiles ; ils ne comprenaient pas que certains puissent détester l’autre parce qu’il n’a pas la même couleur de peau, parce qu’il n’a pas la même façon de voir la vie…
Ils n’ont jamais été méchant, ils ont poser un regard juste sur le Monde qui les entourait tout en nous faisant rire. Parce que le rire peut guérir de tout même de la bêtise !

Le dernier hommage est cette chanson que j’aime tant, et qui fera certainement plaisir à Cabu : « L’âme des poètes » de Charles Trénet.
Oui, tous qui êtes tombés ce funeste mercredi 7 janvier 2015, vous resterez dans mon coeur pour toujours et à jamais. Je me souviendrai de vous, de votre courage. Merci d’avoir enchanté ma vie, de l’avoir ensoleillée de vos délires.

L’HUMOUR EST MORT, VIVE L’HUMOUR !

charlie

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